Compliqué de faire de la peinture en 2017. Étienne François, né en 1984, ne semble pas s’être donné pour ambition de renouveler le médium, et cette relative modestie est plutôt rafraîchissante. À coups de grands traits brossés irisant des vagues déchaînées ou creusant des gouffres, ses toiles reprennent, d’une certaine manière, l’intérêt romantique pour une nature fougueuse, tandis que ses portraits mutiques ont la densité de statues. Étienne François a reçu le prix du domaine La Richardière (Lhomme) où il sera accueilli en résidence.

Magali Lesauvage pour Beaux Arts magazine.


Peindre, attendre, recouvrir, effacer, se précipiter, ajourner et recommencer.
Parfois le temps disparait, l’image est là , l’eau s’écoule, un torrent jaillit, un rocher chauffé au soleil, de l’eau glacée, des feuilles humidifiés par la brume ou la lumière de la lune sur une forêt .
Des passerelles sensorielles se tissent entre les peintures , des séries se forme. le paysage n’en n’est plus un vraiment , ce ne sont plus des images sur des images mais un environnement insaisissable. l’absence de présence humaine enlève tout lien fic-tionel, l’image peu devenir un motif. Ce n’est plus un instantané d’un paysage mais une image autonome.

Sarah Chabrier pour Jeune Création.